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La propagation de l’épidémie de fièvre aphteuse se poursuit à travers le territoire national. Virale et extrêmement contagieuse, la maladie a touché jusqu’à hier 18 wilayas, particulièrement de l’est et du centre du pays, depuis son apparition le 25 juillet, a révélé Karim Boughalem, directeur des services vétérinaires au ministère de l’Agriculture et du Développement rural. Les wilayas plus touchées sont Sétif, Bouira, Béjaïa, Tizi Ouzou et Bordj Bou Arréridj. Le premier foyer de fièvre aphteuse a été enregistré dans la daïra de Bir El Arch (Sétif) suite à l’introduction frauduleuse de bovins d’engraissement de Tunisie, opération effectuée par des maquignons. Deux semaines plus tard, 192 foyers contaminés ont été enregistrés sur un ensemble de 200 000 exploitations agricoles et 964 vaches et taurillons touchés par cette maladie, très dangereuse pour les ruminants, ont été abattus. Au ministère de l’Agriculture, on se veut rassurants. «Ces chiffres ne sont pas catastrophiques», a assuré Karim Boughalem lors d’une conférence de presse organisée au siège du ministère de tutelle. Depuis sa détection, le gouvernement a mis en place une batterie de mesures : mise sous séquestre des exploitations, interdiction de déplacement des animaux, fermeture des marchés aux bestiaux à l’échelle nationale et vaccination des foyers infectés. «Ces mesures sont temporaires. Elles seront levées dès que la maladie sera maîtrisée», a expliqué le secrétaire général du ministère, Fodhil Feroukhi.  Clôturée le 30 mars dernier, la campagne annuelle de vaccination a touché 850 000 bovins en plus des quelque 757 000 bêtes vaccinées par les services vétérinaires depuis l’apparition en Tunisie de cette maladie, en mai dernier. Les deux programmes de vaccination ont touché 75 à 80% du cheptel bovin, soit 1,6 million de bêtes. Les services vétérinaires attendent l’arrivée, cette semaine, de 900 000 doses de vaccin importé pour élargir l’opération à tout le cheptel bovin. Pour éviter la propagation de la maladie et la mortalité des bêtes, le ministère exige des éleveurs de ne pas déplacer leurs animaux sauf vers l’abattoir le plus proche, de ne pas fréquenter les marchés aux bestiaux, de ne pas introduire de nouvelles bêtes dans leurs exploitations et d’appliquer systématiquement de la chaux vive à l’entrée des exploitations. La tutelle demande aux maquignons d’interdire l’entrée de personnes étrangères dans leurs exploitations. Elle a mobilisé près de 10 000 vétérinaires pour contrôler les élevages afin de prendre les mesures nécessaires. Après avoir dénoncé l’attitude jugée irresponsable de certains maquignons et éleveurs attirés par «l’appât du gain», les deux responsables ont lancé un appel en direction de tous les intervenants afin d’appliquer strictement ces mesures et d’informer les services vétérinaires les plus proches de toute apparition de cas suspect. «La maladie aurait pu être cantonnée à Bir El Arch, à Sétif, si les éleveurs avaient procédé aux déclarations nécessaires», a précisé le directeur des services vétérinaires. Les éleveurs dont le cheptel est touché  seront indemnisés à hauteur de 80% du prix réel des bêtes abattues, à condition qu’ils les aient déclarées. Le reste (20%), le sera après abattage et vente de la viande, au demeurant comestible et sans danger pour la consommation. Interrogé par ailleurs sur l’impact de cette maladie sur la production de lait et la qualité de la viande, Fodhil Ferroukhi a affirmé que la production de lait cru risque de baisser en raison de l’abattage d’un certain nombre de vaches laitières.  Cependant, cette épidémie n’aura, selon lui, aucune incidence ni sur la qualité ni sur le prix de la viande rouge.

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