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Un Boeing de la compagnie indonésienne Lion Air, connue pour avoir signé avec Airbus le plus gros contrat de l’aviation civile, s’est abîmé en mer samedi près de la piste d’atterrissage à l’aéroport de Bali mais sans faire de mort parmi les 108 personnes à bord.

«L’ensemble» des personnes à bord du Boeing 737-800 de la compagnie à bas coûts a survécu, a déclaré à l’AFP le directeur général du transport aérien au ministère, Herry Bhakti.

Un porte-parole de Lion Air a précisé que l’appareil transportait 101 passagers et sept membres d’équipage, rectifiant de premières informations qui faisaient état de plus de 130 personnes à bord.

Les circonstances de l’accident restaient floues en fin de journée. M. Bhakti avait dans un premier temps dit que l’avion avait quitté la piste lors de son atterrissage à l’aéroport international de Denpasar, sur l’île indonésienne de Bali, et fini sa course dans l’océan longeant le tarmac.

Mais il a par la suite rectifié ses déclarations pour expliquer que l’appareil avait en fait totalement manqué la piste, s’abîmant directement dans l’eau.

Le responsable a dit ne pas être en mesure d’indiquer si l’accident avait fait des blessés, ni la nationalité des passagers. Bali est une destination très touristique, fréquentée par des millions d’étrangers chaque année.

Un journaliste de l’AFP a vu sept passagers arrivés en ambulance à l’hôpital de Denpasar, mais avec des blessures apparemment légères à la tête et aux membres.

Le fuselage de l’appareil s’est brisé en deux sous le choc. Les images des télés locales montraient l’avion reposant sur les hauts fonds tout proches de la piste d’atterrissage, le fuselage submergé au tiers à peine.

La météo était bonne au moment de l’atterrissage. L’avion est entré en service en 2012 et était neuf, selon Lion Air. La Commission nationale pour la sécurité des transports a indiqué qu’un enquête était lancée, sans plus de précisions.

Lion Air reste bannie de l’espace aérien européen et américain, où elle est été classée «compagnie aérienne à risques». La jeune société - elle n’a que 13 ans d’existence - jouit en Indonésie également d’une mauvaise réputation en termes de fiabilité et de sécurité.

Elle avait connu entre 2004 et 2006 une série noire de six accidents, tous non mortels, et qui avaient tous concerné des appareils quittant ou ratant la piste d’atterrissage.

En janvier 2012, Lion Air avait de plus été sanctionnée par les autorités après l’arrestation de plusieurs de ses pilotes en possession de méthamphétamine.

Lion Air est la première compagnie privée d’Indonésie. Elle connaît actuellement une croissance exponentielle grâce au boom du transport aérien en Indonésie, plus grand archipel au monde avec plus de 17.500 îles et dont l’économie croît de plus de 6% l’an.

Elle a récemment fait les manchettes de la presse mondiale en signant le plus gros contrat de l’histoire de l’aviation civile, une commande de 234 Airbus A320 pour 18,4 milliards d’euros.

Il y a moins d’un an et demi, en novembre 2011, Lion Air avait déjà annoncé l’achat de 230 moyen-courriers Boeing 737 pour 21,7 milliards de dollars (17 milliards d’euros).

Mais les experts ont fait part de leurs craintes que ce développement fulgurant ne se fasse au détriment de la sécurité. Certains experts soulignent également le manque de pilotes suffisamment qualifiés en Indonésie pour faire voler un nombre toujours plus important d’appareils.

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