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Présentée au dernier Salon de l’automobile d’Alger, la Citroën C4 Cactus continue de faire parler d’elle. Antithèse des véhicules low cost qui ont envahi plusieurs pays avec un design médiocre, la Citroën C4 Cactus possède des lignes douces et lisses. Les designers ont imaginé un crossover surbaissé, difficile à ranger dans une catégorie. Aussi compacte qu’une Peugeot 2008, mais dotée du même empattement (2,60 m) que la C4, la Cactus s’ingénie à brouiller les cartes. Quant aux protections ceinturant la carrosserie et évoquant, pour les uns une tablette de chocolat et, pour les autres, les pare-battages d’un voilier, elles n’ont pas fini de faire débat. Les rondeurs douillettes d’auto-tamponneuses  recouvertes de bulles de caoutchouc (les airbumps), ne manquent pas d’audace. A l’intérieur, l’habitacle contraste par son raffinement, tapissé d’un tissu au toucher velours de bon goût et ponctué de poignées de porte en piqué sellerie. Cactus n’a rien d’un modèle au rabais. Certes, les contre-portes et la partie basse du tableau de bord sont réalisés en plastique dur, mais le traitement de certains éléments renvoie aux catégories supérieures. La planche et les bandes de velours garnissant les sièges rompent avec la monotonie des ambiances germaniques. Apportant une touche d’originalité, le couvercle de la grande boîte à gants traité comme une mallette et les sangles des portières s’inspirent de l’univers des selliers. Le toit en verre panoramique participe à la luminosité d’un habitacle collant à l’air du temps avec sa tablette à écran tactile 7 pouces pilotant toutes les fonctionnalités, y compris la climatisation et les applications contenues dans la clé 3G. On a apprécié l’assise des sièges  et la capacité de chargement, dignes d’une grande. Reste que les vitres arrière se contentent d’un modèle à compas tandis que la banquette arrière ne permet pas d’obtenir un plancher plat. Enfin, cette voiture inaugure un airbag passager de 120 litres placé au sommet du pare-brise. Malgré de faux airs de SUV et une garde au sol rehaussée de 20 mm par rapport à la C4, la position de conduite n’est pas surélevée. On y est assis comme dans une berline. Avec une faible hauteur de surfaces vitrées, l’ambiance à bord est proche de celle qu’on observe dans une Mini. La visibilité périphérique est bonne, hormis de trois quarts arrière, la faute à un montant de custode très épais. Reste que notre Cactus d’essai a révélé d’excellentes prédispositions à un usage urbain. Sa longueur reste raisonnable, ses commandes sont douces et son 3-cylindres turbo est souple et équipé d’un économique système stop & start. Aussi bien sur les routes départementales qu’en plein centre ville d’Amsterdam, la Cactus s’appuie sur un moteur fort en couple. Sa direction est précise et son amortissement est réglé plus ferme que celui d’une C4. Le 3 cylindres turbo se révèle discret et l’insonorisation soignée. Les barres de toit n’engendrent pas de bruits aérodynamiques notables. Mais l’important est que les qualités routières de la Cactus lui procurent une polyvalence ville-route digne des meilleures berlines compactes. Avantage ou inconvénient, dans son ensemble, la Cactus concentre son attention sur le conducteur. Ainsi, pas de miroir de courtoisie ni de poignée de maintien pour les passagers, ni de système à impulsion pour les lève-vitres avant électriques. Les occupants des places arrière regretteront les vitres uniquement entrebaîllantes et une banquette franchement raide. Mais à l’avant, quel confort! Les fauteuils moelleux enveloppent le dos et assurent une conduite des plus agréables. Ultra ludique, l’écran numérique façon interface de smartphone bourré d’applis pratiques se maîtrise à l’instinct. 

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