L’Agence internationale de l’énergie (AIE) a fait paraître, ce mardi 12 novembre, son rapport annuel qui dévoile les scénarios de long terme avec des prévisions jusqu’en 2035. Ainsi, à cette date, le baril de pétrole se situerait selon l’AIE à 128 dollars contre 121 en 2030, 116 en 2025, 113 en 2020 et 109 en 2012.

Pour ce qui concerne l’Algérie, qui apparaît à de nombreuses reprises dans le document, les experts de l’Agence retiennent un taux de croissance de 2,3% d’ici à 2035 concernant la production de gaz naturel, qui passerait de 77 milliards de mètres cube à 132 milliards en 2035. Une croissance de 2,3% par an, supérieure à la croissance mondiale de 1,6%. La production de gaz naturel liquéfié devrait ainsi quasiment doubler en Algérie d’ici 2035, et son exportation devrait être une source principale de revenus, analyse l’Agence internationale de l’énergie.

Développement du gaz de schiste

L’intérêt pour l’Algérie dans le gaz non conventionnel provient de prévisions en baisse dans le gaz conventionnel, notent les rapporteurs. Par ailleurs, des amendements à la loi sur les hydrocarbures, introduits en 2013, ont créé des facilités pour le développement du gaz de schiste et le gaz de réservoir compact, rappellent les auteurs qui se posent néanmoins la question pour savoir si les questions de sécurité et le potentiel de ressource en eau permettront à l’Algérie de relever ses défis. Dans les scénarios retenus par l’AIE, les gains de production ne se réalisent qu’à la fin de la période de référence en 2035, atteignant 15 milliards de mètres cube pour ce qui concerne en quasi-totalité le gaz de schiste.

Stagnation pétrolière

Dans le secteur pétrolier, les scénarios retenus par l’AIE pour l’Algérie la font stagner, avec une augmentation de sa production de 0,1% pour la période 2012-2035, quand les pays de l’Opep dans leur ensemble augmenteront leur production de 0,8%. « L’Algérie va devoir lutter pour augmenter ses capacités de production sur le long terme sans cesser de développer l’exploration ».

En Algérie, il y a, écrivent les rapporteurs de l’AIE, « le déclin d’anciens champs pétroliers en production depuis des décennies, combiné à des forages d’exploration insuffisants et une diminution des découvertes pétrolifères ». L’AIE se montre néanmoins positive en termes de production, et fait le pari que l’Algérie maintiendra sa production au niveau actuel, en partie grâce aux développements offshore et non conventionnels, le gaz de schiste en particulier.

Source de l'article: http://tsa-algerie.com/actualite/item/2704-rapport-de-l-agence-internationale-de-l-energie-les-scenarios-de-long-terme-pour-l-algerie

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