Article écrit par 3 lycéens d’Alger : Yanis Brihi avec la participation de Pauline Leveque et de Narimane    Mokadem

Au sortir d’Alger, sur la côte ouest du littoral, s’étale la ville de Bou Ismail, une ville aujourd’hui transformée par l’urbanisation sauvage, qu’on appelait en d’autre temps le Petit Paris, autrefois une attraction touristique majeure. Sur les hauteurs de la ville, nous pouvions imaginer ce petit havre de paix, sa longue promenade parfumée au sel marin. Aujourd’hui la beauté de ce paysage sauvage est souillée par les nombrables monticules de déchets jetés le long du littoral. Une vraie pollution visuelle, olfactive, une atteinte à ce qui fut jadis un joyau environnemental.

Balancer ses ordures à côté ou à même la plage semble être devenue pour nombre de citoyens une habitude du quotidien, mais un geste qui indubitablement est la cause de la dégradation de nos littoraux, Ces montagnes d’ordures jetées au bord ou dans la mer auquel se rajoutent les sorties de canalisations d’égouts ainsi que les rejets industriels souillent l’eau de mer et produisent une palette de couleurs et de teintes des plus inquiétantes : du liquide noir obscur, du marron ébène, une abondante quantité de mousse en surface, des algues protéiformes, des déchets plastiques, en bois et autres détritus bercés au rythme des vagues. Sans parler des odeurs pestilentielles se dégageant de la décomposition des déchets non ramassés restés au sol.

Si la composition chimique était réalisée sur cette eau de mer, elle révèlerait la présence significative de toxines, ce qui entrainerait à terme la disparition de tout un écosystème. A Bou Ismail par exemple, la pollution liée aux rejets versés dans la mer a contribué grandement à l’extermination des oursins, phénomène irréversible.

Comment en est-on arrivé à une telle situation ? Pourquoi trouve-t-on autant de détritus sur le littoral ? Tout simplement à cause d’un réel manque de civisme de la population et surtout d’un manque d’intérêt de la part de l’administration en charge des services publics de collecte et de ramassage des déchets.

Quelles solutions alors ? Si la ville elle-même avait mis en place des dispositifs tels que des grosses poubelles, les habitants n’iraient pas jeter leurs ordures n’importe où. Eduquer de façon permanente les citoyens, expliquer les conséquences dramatiques de leur geste sur leur environnement immédiat est un long processus qui reste pourtant le premier geste pour sauver ce qui reste du Petit Paris. Chaque citoyen peut et doit participer en accomplissant chaque jour ce petit geste qui est celui de ramasser les déchets qui se trouvent devant sa porte ou de déposer ses ordures là où se trouvent les poubelles.

L’implication des collectivités locales est enfin essentielle. Nettoyer le littoral en mettant en place un système de collecte et de ramassage journalier crée de l’emploi et revigorera le tourisme en donnant un nouvel éclat à la côte. Les plages doivent pouvoir retrouver leur lustre d’antan.  Il faut manifester de l’intérêt car le pire reste à venir !

Il faut réagir maintenant face au danger de la détérioration de notre littoral environnemental ! Cela ne se fera pas sans votre aide, vous citoyens de cette terre d’Algérie ni sans l’aide de vos élus ! Impliquez-les dans la sauvegarde de votre environnement !

Le changement doit commencer dès maintenant et il est impératif qu’il soit réalisé car la santé de vos enfants, de vos parents, grands-parents, frères et vos sœurs est en jeu ! Les déchets ne nuisent pas seulement à l’environnement, aux plantes et aux animaux ! Nos propres déchets peuvent nous faire mourir de maladies chroniques. Alors plus vite les déchets seront triés et traités, plus vite le monde sera meilleur !

Source de l'article: http://www.algerie-focus.com/blog/2014/03/des-decharges-sauvages-sur-le-littoral-de-bou-ismail-une-plaie-pour-lenvironnement/

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