Un navire vidange une matière suspecte

Ce bateau porte l’inscription Nyk Line sur un côté et sur l’autre le nom de la ville de Tokyo.

Selon des pêcheurs vivant de ce petit métier et rencontrés vendredi dernier à Bou Zadjar, un navire a dégazé au large, soit à près de 35 km du cap Figalo. Il a vidangé une matière de couleur

Un navire vidange une matière suspecte

Ce bateau porte l’inscription Nyk Line sur un côté et sur l’autre le nom de la ville de Tokyo.

Selon des pêcheurs vivant de ce petit métier et rencontrés vendredi dernier à Bou Zadjar, un navire a dégazé au large, soit à près de 35 km du cap Figalo. Il a vidangé une matière de couleur jaunâtre tirant vers le rouge brique. Large de 5 m, la traînée s’est étirée sur une longueur se perdant à l’horizon. Ces témoins oculaires ont noté la présence d’un gros tonnage depuis trois semaines environ au lieu-dit Sica Vioda, exactement à l’endroit de la remontée du plateau sous-marin. Le bateau pollueur porte comme inscriptions Nyk Line d’un côté et de l’autre le nom de la ville de Tokyo. Le mastodonte des mers était visible par temps clair même de la côte. Beaucoup à Bou Zadjar s’interrogeaient sur la passivité de l’autorité chargée de veiller à la protection du littoral.

La question est cruciale quand on sait que les îles Habibas sont situées à quelques encablures de Sica Vioda. Mais malgré leur statut de zone marine protégée, ces îles subissent, dans leur périmètre marin, l’invasion des bateaux de pêche qui raclent leurs fonds en toute impunité, cela bien que situées à seulement 26 miles au nord-ouest d’Oran et à une dizaine de miles de Bou Zadjar. Pour rappel, selon les rapports de plusieurs équipes scientifiques nationales et étrangères, l’archipel des îles Habibas constitue «un patrimoine bio-écologique exceptionnel préservé, avec notamment un niveau d’endémisme élevé et la présence de nombreuses espèces rares ou menacées terrestres et marines».

Par ailleurs, ces 40 hectares présentent une importance patrimoniale à l’échelle régionale, «notamment du fait de la présence d’écosystèmes bien préservés et d’espèces animales et végétales menacées et très vulnérables à l’échelle méditerranéenne». De fait, son classement a été retenu pour servir de site sentinelle «où les effets du changement climatique seraient étudiés. Mais encore, indique la synthèse d’un rapport, les 2684 ha en zone marine de ce site possèdent une importance sur l’économie halieutique, puisqu’ils sont une aire de frai majeure et de propagation de nombreuses espèces commerciales».

 

Source de l'article: http://www.elwatan.com/actualite/un-navire-vidange-une-matiere-suspecte-05-05-2014-255965_109.php

Partagez cet article

Submit to DeliciousSubmit to DiggSubmit to FacebookSubmit to Google PlusSubmit to StumbleuponSubmit to TechnoratiSubmit to TwitterSubmit to LinkedIn