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Montrer leur soutien à un Etat en guerre. A l'appel de toutes les grandes organisations juives de (Crif, Consistoire, Fonds social juif unifié, UEJF...), un premier rassemblement pro-israélien, était organisé ce jeudi soir devant l'ambassade d'Israël à (VIIIe). 4 500 personnes d'après la police et 6 000 selon les organisateurs sont venues témoigner leur attachement à l'Etat hébreu, au 24e jour du conflit entre Tsahal et le Hamas.

Ce rassemblement parisien, sous haute surveillance, s'est tenu dans le calme. Les rues alentour étaient bouclées, la police filtrait les accès et les services de l'ordre étaient mobilisés en nombre. A 19h45, les organisateurs avaient donné le signal de la dispersion du rassemblement.

Slogans anti-Hamas et bénédiction en l'honneur d'Israël

Slogans anti-Hamas, psaume pour les morts, prière pour la et bénédiction en l'honneur d'Israël...A plusieurs reprises les manifestants, agitant petits drapeaux israéliens et français, ont entonné la Marseillaise, mais aussi l'hymne israélien. Une minute de silence a été observée «à la mémoire de toutes les victimes du conflit».

Parmi les manifestants, le député et maire UMP du XVIe arrondissement Claude Goasguen ainsi que le chasseur de nazis Serge Klarsfeld étaient présents selon notre reporter place. «Il était important qu'on ne passe pas l'été sans dire notre amour et notre solidarité avec le seul Etat démocratique du Proche-Orient : Israël», a souligné Joël Mergui, le président du Consistoire, l'organe de représentation religieuse de la première communauté juive d'Europe estimée à 600 000 personnes. Quant à Roger Cukierman, président du Conseil représentatif des institutions juives de France (l'organe politique de la communauté), il a défendu «le droit et le devoir» d'Israël «de se défendre contre le Hamas».

Présence discrète de membres de la LDJ

Il y avait aussi quelques membres, discrets, de la Ligue de défense juive, groupuscule radical juif menacé de dissolution. Sans signes distinctifs, un militant de la LDJ a assuré vouloir transmettre «un message de paix», afin «que les esprits se calment». Lui ne croit pas à une possible dissolution de son groupe. Mais si c'est le cas, il «renaîtra sous une autre forme», a-t-il prévenu.

Le groupe avait tweeté en début de soirée une photo de la manifestation.

Petite contre manif pro-palestinienne

Dans le même temps, des dizaines de manifestants propalestiniens s'étaient réunis place de la Bataille de Stalingrad, dans le nord de Paris, à l'appel du collectif EuroPalestine. «Stop à la collaboration avec le terrorisme d'État israélien», pouvait-on lire sur une large pancarte aux côtés de photographies de cadavres d'enfants. Plusieurs panneaux réclamaient également la dissolution de la LDJ étudiée par le ministère de l'Intérieur après de récents heurts avec des militants propalestiniens.

Près d'un millier de manifestants à Lyon

A Lyon (Rhône), ce jeudi en début de soirée, entre 800 et mille personnes se sont rassemblées à la Grande synagogue à l'appel du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), le consistoire régional et l'ensemble des associations juives de la région Rhône-Alpes. Un rassemblement pour «manifester la solidarité avec la population d'Israël, victime de l'agression du Hamas» et «témoigner de l'attachement indéfectible à l'État d'Israël et son droit à l'existence en paix et en sécurité» expliquent ces organisations. 

Dès 19 heures, plusieurs centaines de personnes sont entrées dans le calme dans la synagogue, située en bordure de Saône. Certains portaient sur les épaules le drapeau israélien, mais aucun mot d'ordre ou slogan n'a été lancé. A l'extérieur, environ 100 à 200 participants, qui n'avaient pas pu pénétrer dans l'édifice bondé, surveillé par un service d'ordre interne et quelques membres des forces de police, se sont massés sur le trottoir.

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