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Le gouvernement vénézuélien a dénoncé  jeudi les "manipulations" de l'opposition et la "guerre psychologique  médiatique" qui visent selon lui à "déstabiliser" le pays alors que le  président Hugo Chavez lutte contre une "grave infection pulmonaire" survenue  après son opération du cancer le 11 décembre.    Les deux principales figures du régime de Hugo Chavez, le président de  l'Assemblée nationale Diosdado Cabello et le vice-président Nicolas Maduro,  sont réapparus jeudi à Caracas après avoir rencontré le président vénézuélien à  Cuba.    Devant les caméras de la télévision officielle VTV, M. Maduro a accusé  l'opposition de tenter de saper la confiance de la population en relayant  "mensonges et manipulations".     Peu après, le ministre de l'Information Ernesto Villegas a lu un communiqué  gouvernemental mettant "en garde le peuple vénézuélien sur la guerre  psychologique que le réseau médiatique transnational a déclenché au sujet de la  santé du chef de l'Etat, dans le but ultime de déstabiliser" le Venezuela et de  mettre fin à la "révolution socialiste" chère au président.    "Nous savons que ces manipulations sont effectuées à partir des Etats-Unis  (...) Ils croient que leur heure est venue et que nous avons entamé une période  folle d'offensive de la droite, ici et au niveau international", a déclaré M.  Maduro, sans préciser s'il visait le gouvernement américain ou les opposants  vénézuéliens basés en Amérique du Nord.    A Washington, la porte-parole du département d'Etat américain Victoria  Nuland avait auparavant écarté tout complot de l'Occident et assuré qu'il n'y a  pas de "solution fabriquée aux Etats-Unis" pour ce pays.    En lisant le communiqué officiel, le ministre a également précisé que le  président souffre de "complications" après une "grave infection pulmonaire"  survenue lors de l'opération de son cancer à la Havane.    Auparavant, le gouvernement avait simplement fait mention d'une "infection  respiratoire".    MM. Maduro et Cabello ont annoncé s'être rendus à Cuba "ces dernières  heures" pour une réunion d'un "groupe de travail" avec le président Chavez,  opéré pour la quatrième fois de son cancer le 11 décembre.     Cette rencontre était semble-t-il destinée à dessiner la stratégie à suivre  en vue de sa prise de fonctions prévue le 10 janvier. Nous avons "évalué une  série d'éléments en rapport avec le déroulement de cette année 2013", a déclaré  le dauphin désigné du président Chavez, Nicolas Maduro.    Aux côtés de l'autre principal baron du "chavisme", M. Maduro a également  démenti les rumeurs de conflit avec Diosdado Cabello.    "Nous sommes plus unis que jamais", a déclaré M. Maduro, assurant qu'ils  avaient "juré devant le commandant Hugo Chavez (...) qu'ils resteraient unis".    Ces déclarations ont été diffusées en marge de l'"inspection" d'une usine  de café à Caracas, qui trahissait la volonté des autorités de démontrer que la  vie du gouvernement avait repris son cours normal.    M. Maduro était parti au chevet du président le 28 décembre alors que M.  Cabello ne s'y était rendu que mercredi soir, selon le quotidien Ultimas  Noticias. Ce dernier départ avait relancé les conjectures sur l'état de santé  du président.    Devant le flou entretenu autour de la maladie du chef de l'Etat,  l'opposition exige que la lumière soit faite sur son état de santé. Jeudi, le  maire de Caracas Antonio Ledezma, a proposé que soit dépêchée à Cuba une  commission politique et médicale incluant l'opposition chargée d'"établir  directement la réalité sur la santé du président".   La nature et la localisation exacte de ce cancer dans la zone pelvienne,  diagnostiqué en juin 2011, sont tenues secrètes par les autorités. Le  président, omniprésent avant sa maladie, n'est pas apparu sur les médias  publics depuis le 10 décembre.     Dimanche, les rumeurs sur son décès s'étaient multipliées après que Nicolas  Maduro eut annoncé une aggravation de l'état du président, âgé de 58 ans et au  pouvoir depuis 1999.     En vue de sa prestation de serment prévue le 10 janvier devant l'Assemblée  nationale après sa confortable réélection du 7 octobre, Nicolas Maduro et  Diosdado Cabello ont d'abord évoqué un éventuel report, mais l'opposition  insiste sur le respect de la Constitution.    Selon la loi fondamentale, en cas d'incapacité avérée d'un président élu,  il revient au président de l'Assemblée, d'assumer l'intérim et de convoquer des  élections anticipées dans les 30 jours.    "Ici, il n'y a qu'une transition, et elle a commencé il y a au moins six  ans lorsque l'a décrétée le commandant" Chavez, a martelé M. Maduro, en  référence au lancement de la "révolution socialiste" lancée par le président  après sa réélection de 2006.    A Washington, Mme Nuland s'est fait l'écho d'inquiétudes de plus en plus  vives à propos d'un manque de transparence concernant la santé de M. Chavez et  a demandé que "toute transition politique au Venezuela soit le fruit de  décisions prises par les Vénézuéliens".

  

Source de l'article: http://ennaharonline.com/fr/international/17308.html

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