image

    Les présidents soudanais  Omar el-Béchir et sud-soudanais Salva Kiir étaient attendus vendredi à Addis  Abeba pour tenter de mettre en oeuvre des accords au point mort depuis leur  signature en septembre et discuter des graves sujets de tensions subsistant  entre leurs deux pays.    Les deux délégations étaient déjà présentes vendredi à Addis Abeba, mais  aucun des deux présidents n'était arrivé en milieu d'après-midi (12H00 GMT)  dans la capitale éthiopienne, où se trouve le siège l'Union africaine (UA) qui  assure la médiation entre les deux Soudans. L'ordre du jour du sommet n'a pas été détaillé. Une réunion inaugurale - la  première rencontre entre les deux hommes depuis septembre - était  officiellement programmée pour 16H00 (13H00 GMT), mais de précédents sommets  annoncés entre MM. Béchir et Kiir ont par le passé été annulés à la dernière  minute. Jeudi soir, le porte-parole du gouvernement sud-soudanais, Barnaba Marial  Benjamin, avait assuré à l'AFP que M. Kiir serait bien présent vendredi à  Addis, bien que l'armée sud-soudanaise eût à nouveau accusé, quelques heures  auparavant, les forces soudanaises de l'avoir attaquée sur son territoire."Les pourparlers se dérouleront comme prévu, nous avons donné notre parole  et nous sommes déterminés à discuter", avait déclaré M. Benjamin, "nous voulons  veiller à l'entière mise en oeuvre des accords déjà signés".  L'agence de presse officielle soudanaise a elle aussi confirmé jeudi la  participation du président Béchir, affirmant : il "partira demain (vendredi)  matin pour une visite de deux jours à Addis Abeba".   "Il rencontrera le président du Soudan du Sud, Salva Kiir, pour discuter  des problèmes en cours et accélérer la mise en application des accords de  coopération signés par les deux présidents en septembre", a ajouté Suna, sans  commenter les accusations de Juba. Selon le porte-parole de l'armée sud-soudanaise, Philip Aguer, l'aviation  soudanaise a bombardé mercredi la région frontalière de Raja, dans l'Etat  sud-soudanais du Bahr el-Ghazal occidental (nord-ouest), et des combats y ont  opposé les infanteries des deux pays. Ces accusations sont susceptibles de relancer les tensions plus ou moins  larvées qui persistent entre Khartoum et Juba depuis la proclamation de  l'indépendance du Soudan du Sud, en juillet 2011.   L'accord de paix signé en 2005, qui a débouché sur la partition du Soudan,  a mis fin à plusieurs décennies de guerres civiles mais laissé en suspens de  nombreuses questions, dont le partage des ressources pétrolières, le tracé  litigieux de la frontière, le statut des ressortissants de chaque Etat sur le  territoire de l'autre et de l'avenir de la zone frontalière d'Abyei.   Les tensions autour de ces différends avaient dégénéré en graves combats  frontaliers au printemps 2012, laissant craindre une reprise du conflit à  grande échelle, et la communauté internationale fait pression depuis pour que  les deux pays trouvent un accord global.    En septembre, MM. Béchir et Kiir s'étaient mis d'accord sur les modalités  de reprise de la production pétrolière du Soudan du Sud, dont l'exportation  dépend des oléoducs du Nord et dont l'arrêt par Juba depuis janvier 2012, après  un différend avec Khartoum, a mis les économies des deux pays à genoux.    Ces accords prévoyaient également la mise en place d'une zone-tampon  démilitarisée à leur frontière commune.  Mais les positions des deux Soudans restent figées sur la question très  sensible et potentiellement explosive d'Abyei, zone frontalière de la taille du  Liban revendiquée par les deux pays.Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a encouragé jeudi les deux  dirigeants "à traiter de manière décisive tous les problèmes en suspens", parmi  lesquels "la sécurité, la délimitation de la frontière et le statut final"  d'Abyei.    La présidente de la Commission de l'UA, Nkosazana Dlamini-Zuma, a, elle,  émis l'espoir que ce sommet "permettra aux deux présidents de s'accorder surles voies et moyens les meilleurs pour surmonter les difficultés rencontrées  dans la mise en oeuvre des Accords historiques" signés en septembre.

Source de l'article: http://ennaharonline.com/fr/international/17314.html

Partagez cet article

Submit to DeliciousSubmit to DiggSubmit to FacebookSubmit to Google PlusSubmit to StumbleuponSubmit to TechnoratiSubmit to TwitterSubmit to LinkedIn