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Un camion blanc de l'armée israélienne asperge des manifestants, le 13 janvier 2012, dans le village de Nabi Saleh, près de Ramallah, en Cisjordanie. Photo d'illustration. (AFP PHOTO/ABBAS MOMANI)

C'est une "arme anti-émeute" et de "punition collective" utilisée à Jérusalem-Est depuis plusieurs semaines pour empêcher les Palestiniens de se rassembler pour protester contre l'offensive de Tsahal, selon "Le Monde" : la "dirty water" (l'eau sale).

Selon l'envoyée spéciale du "Monde" à Jérusalem, Florence Beaugé, un camion blanc projette ce mystérieux liquide pestilentiel sur les façades des maisons, les trottoirs, la chaussée, les arbres et les fleurs, après chaque manifestation de soutien aux Palestiniens de Gaza.

L'odeur est agressive, elle imprègne vêtements mais pénètre également dans les maisons, s'incrustant dans les rideaux, les tapis, les coussins...

"A Souwaneh, l'un des quartiers 'chauds' de Jérusalem-Est, les habitants marchent en se couvrant le visage ou se pinçant le nez. Personne ne traîne dans les rues", raconte la journaliste, persuadée que l'objectif israélien est de forcer les gens à rester chez eux.

Mais le produit, dont personne ne sait ce qu'il contient, est également une arme particulièrement humiliante : "Qui sommes-nous pour qu'on nous traite au moyen d'insecticides comme des rats ou des moustiques ?", s'emporte Mounir, cité par "Le Monde".

R.F. - Le Nouvel Observateur

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