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Outrée par la décision des services de la wilaya d’Alger d’interdire la conférence thématique qu’elle comptait organiser lundi 21 juillet, la Coordination nationale pour la transition et les libertés démocratiques (CNLTD) passe à l’offensive.

Elle compte organiser aujourd’hui à 11h un rassemblement devant le siège de la wilaya d’Alger. Seuls les dirigeants et les cadres des partis composant la coordination sont concernés par cette action de protestation. “Ce sera un sit-in symbolique pour lancer un message aux autorités pour leur dire que si vous ne voulez pas donner d’autorisation et que vous abusez de votre pouvoir à travers des décisions illégales et anticonstitutionnelles comme viennent de le faire les services de la wilaya d’Alger, nous avons une autre alternative, à savoir recourir à des actions de rue. Mais cela ne veut pas dire que nous appelons à la violence, mais à lancer des actions organisées et pacifiques”, explique Sofiane Sakhri, porte-parole de Jil Jadid. La CNLTD a-t-elle introduit une autorisation auprès de la wilaya d’Alger ? “Non, nous ne l’avons pas fait car jusqu’à présent, les rassemblements sont interdits dans la capitale”, rétorque-t-il. Les principaux dirigeants de la CNLTD se sont réunis lundi soir au siège du RCD pour traiter justement de cette affaire. Ils ont qualifié, dans le communiqué sanctionnant cette réunion, la décision de la wilaya d’Alger de “grave violation de la Constitution qui garantit le respect des libertés individuelles et collectives”. “La décision de l’administration constitue également une forme de pression sur les activités de la classe politique sans justification légale explicite”, insiste-t-on dans le communiqué. “La coordination considère que ce comportement irresponsable remet encore en question la crédibilité de la décision politique en Algérie et ouvre la voie à un choix de moyens de lutte politique qui peuvent dépasser le caractère pacifique. Cela est inacceptable pour la coordination”, fustigent encore les membres de la CNTLD qui n’accordent aucun crédit aux justifications fournies par les services de la wilaya d’Alger pour motiver leur interdiction. “Le pouvoir prend les Algériens pour des débiles lorsqu’il justifie le refus d’autoriser la conférence en question sous prétexte que le lieu choisi est à caractère culturel”, s’offusquent-ils.En outre, le parti de Soufiane Djillali, auteur de la demande d’autorisation pour l’organisation de la conférence thématique interdite, a décidé d’ester en justice la wilaya d’Alger. “Nous comptons poursuivre au niveau du tribunal administratif les services de la wilaya d’Alger. Nous sommes en train de constituer le dossier pour entamer la procédure. Nous avons l’accord de nos partenaires au sein de la CNLTD”, assure M. Sakhri.Il y a lieu de rappeler qu’après la réussite de sa conférence nationale organisée le 10 juin à Zéralda, la CNLTD a décidé de tenir une conférence thématique pour “Les modes de transition démocratique via une vision alternative”, que devrait animer l’ancien ministre de la Communication et diplomate, Abdelaziz Rehabi.

A. C.

 

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