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Depuis le début de l'été, les salafistes ont montré leurs crocs à deux reprises marquant ainsi leur montée en puissance aidés en cela par la passivité de toutes celles et ceux qui ont toujours chanté les vertus des droits de l'homme.

Défini comme un mois de piété, le Ramadhan aura été celui de tous les dépassements. Il aura été aussi plein d'enseignements. Depuis le début de l'été, les salafistes ont montré leurs crocs à deux reprises, marquant ainsi leur montée en puissance aidés en cela par la passivité de toutes celles et ceux qui ont toujours chanté les vertus des droits de l'homme. Que l'on en juge! Deux faits majeurs ont marqué le mois de Ramadhan qui s'achève. Les non-jeûneurs et deux jeunes filles ont fait l'objet d'agression à connotation politico-religieuse. Même si les services de police n'ont reçu aucune plainte, cela ne fait que confirmer la thèse d'acte motivé par des considérations religieuses et politiques. C'est connu que lorsqu'il s'agit d'agression de ce genre on porte rarement plainte auprès des services concernés. Toute la ville en parle depuis. Et la mouvance salafiste est directement désignée d'un doigt accusateur.Le premier fait remonte au 20 juillet dernier. Un groupe de militants politiques organise un rassemblement de protestation sur l'esplanade de la Maison de la culture. Ce groupe était à sa troisième action depuis le début du mois sacré rien qu'à Béjaïa. Des actions qui se sont toutes déroulées dans le calme, sauf une à Béjaïa.Un groupe se définissant comme représentant de la société civile décide de s'y opposer et organise une contre-manifestation qui vire rapidement à l'affrontement. Neuf personnes se retrouvent à l'hôpital. L'esplanade d'animation de la Maison de la culture Taos Amrouche devient cité interdite. Quelques associations réagiront quatre jours après dans un communiqué laconique.Aucune arrestation. Ce qui semble donner des ailes aux agresseurs «politiques», puisque mercredi de la semaine dernière, deux jeunes filles se font agresser par des «barbus» pour avoir quitté la maison durant la nuit sans être accompagnées, c'est du moins ce qui est colporté ça et là. C'est en fait le scénario de l'an dernier qui se répète mais cette fois-ci le sang a coulé et l'inquiétude est grande. Si l'année dernière on s'est contenté d'interdire, cette année, les crocs des salafistes ont été plus sanglants. Voilà la situation que connaît une région à vocation touristique. Une région appelée demain à être à la rescousse d'une économie nationale paralysée par la corruption et les détournements. Et dire que parmi les militants opposés aux «jeûneurs publics» faisait partie une association pour la promotion du tourisme. C'est le monde à l'envers! En définitive, ce que les salafistes n'ont pas réussi à concrétiser durant les années 1990 en Kabylie, ils sont en passe de le réaliser ces dernières années. Un passager dans la région de Béjaïa ne s'empêcherait pas de se remémorer les années 1990 quand la capitale et bien d'autres villes étaient la chasse-gardée de l'ex-FIS. Triste image que Béjaïa tend à prendre à l'avenir et cela ne semble émouvoir personne y compris les politiques qu'on aurait aimé plus boulimiques en paroles qu'en «bouffe».

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