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L'Union européenne s'est équipée pour dépister et traiter les malades contaminés par le virus Ebola, mais la probabilité que l'épidémie, combattue en Afrique de l'Ouest, touche les Etats membres est "infime", a assuré mercredi 30 juillet une source européenne.

On ne peut écarter la possibilité qu'un cas parvienne en Europe, mais l'Union européenne a les moyens de dépister et de contenir rapidement l'épidémie", a affirmé cette source à Bruxelles.

"Un cas suspect a été signalé à Valence, en Espagne. Il s'est en fait avéré négatif, mais le système a fonctionné. Le malade a été isolé et le laboratoire a rapidement donné le résultat", a-t-elle expliqué.

L'UE s'est dotée d'un réseau d'alerte et tous les Etats ont des infrastructures hospitalières spécialisées pour traiter ces maladies.

Taux de mortalité de 25 à 90%

L'épidémie, en cours depuis le début de l'année, s'est déclarée d'abord en Guinée avant de se propager au Liberia puis en Sierra Leone, deux pays voisins qui, au 23 juillet, totalisaient 1.201 cas dont 672 mortels, selon le dernier bilan de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).

"Cette épidémie est sans précédent, absolument pas sous contrôle et la situation ne fait qu'empirer, puisqu'elle s'étend encore, surtout au Liberia et en Sierra Leone, avec des foyers très importants", a averti le directeur des opérations de l'organisation Médecins sans frontières, Bart Janssens, dans un entretien publié mercredi par "La Libre Belgique".

Le problème est de préparer les pays voisins, notamment la Côte d'Ivoire, et même plus lointains", souligne le bilan de l’OMS.

"Il y a de plus en plus de cas dans les capitales. La période d'incubation est de 21 jours et les gens voyagent", a-t-il expliqué. "Le virus Ebola ne se transmet pas facilement, mais la mort est terrible. Elle survient souvent le 8e jour, le plus souvent des suites d'une pancréatite aiguë", a-t-il commenté.

"Il devient de plus en plus difficile de trouver des personnels locaux pour traiter les malades dans les pays touchés", a-t-il déploré. Le responsable médical d'un centre de traitement en Sierra Leone, le Dr Omar Khan, est mort mardi après avoir contracté le virus.

Le virus Ebola se transmet par contact direct avec le sang, les liquides biologiques, ou les tissus de personnes et d'animaux infectés. La fièvre hémorragique qu'il provoque se manifeste par des hémorragies, des vomissements et des diarrhées. Son taux de mortalité peut aller de 25 à 90% chez l'homme et il n'y a pas de vaccin homologué contre elle.

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