Si, pour certains, la saison estivale est synonyme de villégiature, pour les services de sécurité, en revanche, elle annonce le retour des grandes chaleurs et des risques d’incendie qui les accompagnent. “Ces dernières années, les familles algériennes s’orientent de plus en plus vers les forêts en été, alors qu’


Si, pour certains, la saison estivale est synonyme de villégiature, pour les services de sécurité, en revanche, elle annonce le retour des grandes chaleurs et des risques d’incendie qui les accompagnent. “Ces dernières années, les familles algériennes s’orientent de plus en plus vers les forêts en été, alors qu’elles avaient plus tendance à aller vers le littoral. D’où la nécessité de leur offrir les conditions d’accueil nécessaires et d’assurer la protection du patrimoine forestier”, a indiqué le colonel Mohamed-Tahar Benamane, directeur central de la sécurité publique et de l’emploi au commandement de la Gendarmerie nationale. La coïncidence du mois de Ramadhan avec l’été et le sentiment d’un retour de la sécurité sont autant de facteurs qui expliquent l’engouement retrouvé des estivaliers vis-à-vis des forêts. Mais cette surfréquentation n’est pas sans conséquences sur le domaine forestier.
Dans le but de préserver ce patrimoine forestier, un protocole de coopération a été signé, hier, entre la Direction générale des forêts et la Gendarmerie nationale dans l’enceinte du commandement. Cet accord concerne l’échange de renseignements opérationnels et d’expériences de la protection du patrimoine forestier, la formation, la sensibilisation, mais aussi la planification et l’exécution d’opérations mixtes. Il faut dire que l’entreprise n’est pas de tout repos. “Il s’agit de protéger 4,1 millions d’hectares de forêts, menacées par les incendies au nord, sujettes aux maladies, vulnérables face aux insectes et à l’avancée du désert, sans oublier le braconnage et l’usage illicite de ses ressources”, a expliqué Mohamed-Seghir Moual, directeur général des forêts.      
Pour la Gendarmerie nationale comme pour la Direction des forêts, cette collaboration permettra de gagner en efficacité. “Nos agents ont une meilleure connaissance du terrain qu’ils pourront partager avec les éléments de la Gendarmerie, de même que nos enquêteurs pourront, à leur tour, bénéficier de l’expérience et des techniques utilisées, notamment, à travers des formations à l’Institut de recherche et de criminologie de Bouchaoui”, a indiqué M. Moual. De son côté, le colonel Benamane a souligné que  “le déploiement stratégique des unités de la Gendarmerie nationale dans le relief forestier permet une meilleure maîtrise de cet espace géographique”. Il a estimé, en outre, qu’“une telle collaboration devenait urgente et nécessaire pour coordonner nos efforts dans la préservation du domaine forestier”.
Questionné sur la teneur du plan de prévention et de lutte contre les feux de forêts, M. Moual a annoncé qu’il sera dévoilé le 19 mai prochain.  “Le bilan sera présenté ainsi que le dispositif décidé sous la supervision du ministère de l’Agriculture, et avec la participation de nombreux autres ministères et administrations.” “Mais ce dispositif ne suffit pas sans l’implication du citoyen”, a interpellé le directeur des forêts.
En effet, cet accord de collaboration consacre une grande importance au volet de la sensibilisation à travers, notamment, des actions de proximité. Car, qu’il s’agisse des feux de forêt, de la pollution ou même du braconnage et des coupes anarchiques de bois, les menaces sur cet écosystème sont nombreuses et le facteur humain y est, pour beaucoup, responsable. “Dans 85% des cas, les feux de forêt sont accidentellement déclenchés par l’homme”, a affirmé M. Moual.

A H

 

Source de l'article: http://www.liberte-algerie.com/actualite/pour-une-meilleure-coordination-operationnelle-la-gendarmerie-nationale-et-la-direction-generale-des-forets-221186

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