L'énorme ballon gonflé à l'hélium avait été lâché à 20 h 40 (heure de Paris) de la base militaire de l'île hawaïenne de Kauai, transportant un vaisseau de la forme d'un disque appelé Low-Density Supersonic Decelerator, ou LDSD.

Après deux heures et demi d'ascension, le ballon a atteint comme prévu 36 600 mètres et, près de quinze minutes après, a largué le vaisseau LDSD. Le moteur de fusée de ce dernier s'est allumé dans la foulée pour l'amener à 54 900 mètres d'altitude, à 3,8 fois la vitesse du son, ou 4 651 km/h. Le ralentisseur supersonique aérodynamique gonflable en forme de donut, appelé SIAD (pour Supersonic Inflatable Aerodynamic Decelerator), s'est ensuite déployé pour freiner la descente du vaisseau jusqu'à une vitesse d'environ 2,5 fois la vitesse du son (3 060 km/h).

« MAUVAIS PARACHUTE »

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Jusque-là, tout s'est déroulé comme programmé. Le seul hic a été le dysfonctionnement du gigantesque parachute de 34 mètres de diamètre. « Nous avons un mauvais parachute », a dit quelques minutes après l'un des membres de la mission retransmise en direct par la télévision de la NASA. « Le parachute s'est ouvert, mais il ne s'est pas complètement déployé », a expliqué ultérieurement Dan Coatta, un ingénieur au Jet Propulsion Laboratory de Pasadena, en Californie.

Normalement, ce parachute supersonique aurait dû permettre un amerrissage en douceur du LDSD dans l'océan Pacifique, quarante minutes après son largage du ballon.

Malgré ce problème, la NASA s'est déclarée très satisfaite du déroulement du test d'un coût de 150 millions de dollars (110 millions d'euros), comme l'explique Dan Coatta :

« Ce que nous avons vu est un très bon test. N'oubliez pas que les objectifs de cette expérience étaient de gonfler le ballon, de le lancer, de l'amener jusqu'à la bonne altitude, de déployer le LDSD, et d'allumer son moteur de fusée pour atteindre la vitesse prévue… »

« Si notre soucoupe volante atteint la vitesse et l'altitude prévues, ce sera un grand jour pour nous », avait déjà affirmé avant ce test Mark Adler, le responsable du projet. Concernant le mauvais fonctionnement du parachute supersonique, « nous allons analyser les données, comprendre ce qui s'est passé et l'appliquer au prochain test prévu l'été [2015] », a ajouté Dan Coatta.

AMERRISSAGE COMPLIQUÉ PAR DES VAISSEAUX PLUS LOURDS

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Ces nouvelles technologies sont testées à très haute altitude, car les conditions y sont similaires à celles de la haute atmosphère de Mars. La NASA prévoit deux autres vols du LDSD pour tester plus spécifiquement les deux technologies de freinage et d'atterrissage, le ralentisseur gonflable et le ballon.

Depuis les années 1970, la NASA utilise le même système de parachute pour freinerses atterrisseurs et robots qu'elle pose sur la Planète rouge, alors qu'ils descendent à travers la fine atmosphère martienne. Mais, avec les projets d'exploration de Mars plus ambitieux, elle aura besoin de vaisseaux spatiaux beaucoup plus lourds. Cela complique un amerrissage et requiert un système de parachute beaucoup plus puissant et élaboré. Des vents trop forts à Kauai avaient ainsi contraint la NASA à repousser à plusieurs reprises cette expérience initialement prévue début juin.

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